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Deux éjections de masse coronale prêtes à frapper la Terre

Dans les prochaines 48 heures, la Terre sera la cible d’une double salve d’éjections de masse coronale (CME) détectées à la suite d’éruptions solaires intenses. Selon la NOAA et plusieurs centres de surveillance spatiale, cette “tempête solaire double” pourrait générer des perturbations géomagnétiques classées G1 à G2 – c’est-à-dire de faible à modérée –, tout en offrant un spectacle d’aurores boréales exceptionnel, visible à des latitudes inhabituelles.

Origine du phénomène : vent solaire et CME

L’activité solaire suit un cycle d’environ 11 ans, et le cycle n°25 révèle des pics plus marqués que prévu. Deux explosions successives sur la surface du Soleil ont propulsé des nuages de plasma ionisé vers nous :

  • La première CME, lancée lors d’une éruption de classe X2.3, a atteint la magnétosphère terrestre en moins de 24 heures,
  • La seconde CME, plus compacte mais chargée magnétiquement, frappe actuellement notre bouclier magnétique.
  • Accompagnées d’un vent solaire à plus de 1 000 km/s, ces deux ondes de particules enflamment les ceintures de Van Allen et déclenchent des courants électriques dans l’ionosphère.

    Risques pour les satellites et les communications

    Les tempêtes géomagnétiques ont des conséquences techniques non négligeables :

  • Interférences sur les liaisons satellites, notamment GPS et réseaux de télécommunications, pouvant provoquer des pertes de signal ou des délais de transmission,
  • Augmentation des courants induits dans les réseaux électriques terrestres, menaçant la stabilité des lignes à haute tension et des transformateurs,
  • Brouillage des ondes radios de courte et très courte fréquence, impactant l’aviation, la navigation maritime et les services d’urgence,
  • Risques d’erreurs de mesure dans les capteurs environnementaux et les instruments scientifiques en orbite basse.
  • Les opérateurs de satellites activent leurs procédures de sauvegarde : réduction de la consommation électrique, mise en mode “sommeil” pour les composants sensibles et ajustement des orbites si nécessaire.

    Aurores boréales : un spectacle rare à nos latitudes

    Sur le plan visuel, ces tempêtes offrent un spectacle fascinant :

  • Ondes lumineuses vertes et rouges dans le ciel nocturne, formant des rideaux ondoyants,
  • Visibilité possible jusqu’à des latitudes aussi basses que l’Écosse, voire l’Allemagne du Nord, selon la force des perturbations,
  • Meilleurs créneaux d’observation : heures sombres entre 21 h et minuit, loin des lumières urbaines,
  • Conseil pratique : utiliser un trépied et un smartphone ou un appareil photo en mode longue exposition pour immortaliser le phénomène.
  • Pour les passionnés d’astronomie, c’est l’occasion d’admirer des aurores spectaculaires avec des pigments peu vus depuis plusieurs années.

    Précautions recommandées

    Face à cette double menace, les recommandations sont :

  • Suivre les mises à jour des agences spatiales (NOAA, ESA, NASA) pour connaître en temps réel l’intensité des tempêtes,
  • Suspendre temporairement les activités critiques sur satellites (lancements, manœuvres d’orbite, opérations sensibles),
  • Protéger les équipements électriques et informatiques : débrancher ou isoler les appareils en cas de coupures de courant,
  • Éviter les communications d’urgence via fréquences HF si possible et passer aux liaisons numériques cryptées, moins sensibles aux perturbations,
  • Prévenir les usagers de vols long-courriers et des navigations maritimes des risques potentiels sur les systèmes GPS.
  • Enjeux scientifiques et opportunités

    Les scientifiques ne perçoivent pas seulement un danger : chaque tempête est une source d’informations précieuses :

  • Analyse des variations du champ magnétique terrestre pour affiner les modèles de prévision géomagnétique,
  • Étude des interactions plasma-magnétosphère afin de mieux comprendre les ceintures de Van Allen,
  • Collecte de données sur la réponse des satellites et des systèmes électriques, cruciales pour renforcer la résilience technologique.
  • Ces observations aideront à préparer l’avenir du cycle solaire, où l’on anticipe des tempêtes toujours plus fréquentes jusqu’à 2025-2026.

    Un rendez-vous à ne pas manquer

    Si vous vivez dans l’hémisphère nord et que le ciel est dégagé, prenez votre courage à deux mains (et votre meilleur trépied) entre demain soir et dimanche pour guetter ces aurores inédites. Pour les gestionnaires d’infrastructures, la vigilance reste de mise afin de garantir la continuité des services essentiels malgré les caprices du Soleil.

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